D'architectures

D'architectures

Présentation: 
D'a est un magazine mensuel, édité par Innovapresse & Communication, destiné aux professionnels de la création architecturale.

Magazine d’actualité et de réflexion critique, d’a observe le monde à travers le prisme de l’architecture : des débats techniques à la photographie, de l’économie du projet à la muséographie, des questions environnementales aux arts plastiques ou des mutations esthétiques à la psychanalyse.

C'est un magazine libre et indépendant de toute institution, Ordre, entreprise du BTP ou groupe d’architectes. Il est uniquement financé par les abonnements, la vente en kiosque et l’apport des annonces publicitaires.

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Clichy

Actualités de D'architectures

D’architectures N°274

Calimero et le promoteur

Les architectes aimeraient bien concevoir leurs projets uniquement en fonction des usages, du contexte, des matériaux et du budget. Pourtant, leurs plus lourdes contraintes proviennent souvent d’ailleurs, de la part d’acteurs plutôt ignorants de ces questions : les maires et les promoteurs. Même s’ils sont bien intentionnés, on sait que la grande majorité des maires sont incompétents en matière d’architecture et d’urbanisme. Quant aux promoteurs, s’ils connaissent mieux que chacun les ressorts financiers de l’immobilier, ils sont généralement ignorants en ces matières ; la raison en est simple : on ne choisit pas d’être promoteur pour l’art ou le bien public mais pour faire des profits, comme on vendrait des aspirateurs. L’architecte croit construire pour l’éternité quand le maire le fait pour la durée de son mandat et le promoteur pour le temps de vente de ses « produits immobiliers ». 

D’architectures N°273

Passoires thermiques, passoires intellectuelles

Lorsque le froid s’installe et que grimpe la facture énergétique, que la canicule frappe et qu’il faut évacuer des écoles, on se met à rêver qu’est enfin venu le temps de se poser des questions d’architecture : comment dessiner un quartier et implanter un bâtiment ; comment concevoir et placer les fenêtres ; comment organiser l’espace et donner de la hauteur habitable pour créer des flux d’air vertueux. Quant à la rénovation, avant d’emmitoufler les passoires thermiques de la panoplie complète des produits certifiés du catalogue, on peut aussi s’interroger : quelles sont leurs qualités propres ; comment transformer leurs faiblesses en atouts, améliorer ce qui n’est pas suffisamment efficace, corriger ce qui dysfonctionne sans pour autant atteindre l’efficience normalisée. Une réponse adaptée précisément à chaque lieu et à ses usages, autrement dit une réponse… architecturale.

D’architectures N°270

LES EXTRAVAGANTS

Si l’on est rarement récompensé pour avoir raison trop tôt, architectes, paysagistes et urbanistes n’ont pas grand-chose à attendre du malaise qui secoue la société française depuis cet automne. À leur manière, ils déplorent depuis longtemps ces politiques d’aménagement du territoire favorisant la destruction des terres agricoles qui sont inexorablement remplacées par des zones commerciales et des lotissements pavillonnaires. Plus esthètes qu’altruistes, les architectes ont d’abord dénoncé une logique économique, voire normative, favorisant un étalement pavillonnaire délétère au détriment de l’habitat vernaculaire des villages et centresbourgs qui, pour survivre, ont besoin de mutations subtiles et adaptées au cas par cas. 

D’architectures N°269

10+1 : LE PRIX D'ARCHITECTURES 2019
Faire bouger les lignes 


Le 21 février, le magazine d’a remettait pour la première fois à Paris son Prix d’architectures. Un palmarès qui prime 10 + 1 projets réalisés en France au cours de l’année. Parmi eux, un bâtiment a été distingué et a reçu le Grand Prix d’architectures. Chaque réalisation doit avoir été visitée par plusieurs membres du jury constitué uniquement d’architectes critiques d’architecture (voir p. 8). Une occasion pour d’a de lancer dès maintenant le deuxième Prix d’architectures 2020. 

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Eric Lapierre remporte le Grand prix d’architectures

Le Grand prix d’architectures a été dévoilé hier soir 21 février, à l’issue des ADC Awards à Paris. Le jury du Prix d'architectures 10+1, lancé cette semaine par la revue d’a, a choisi de récompenser le projet de la résidence pour étudiants Chris Marker réalisée par l'agence Éric Lapierre Experience.

Parmi les 11 projets réalisés en France l’année passée, et récompensés par le prix 10+1, se cachait le Grand prix d’architectures. La résidence de chercheurs Chris Marker réalisée par Éric Lapierre en 2017 dans le 14e arrondissement parisien, avec ses quelques 400 chambres et sa façade en gradin, a emporté l’adhésion du jury, présidé par André Tavares. Nous consacrions à cette résidence un article dans le numéro 262 de mai 2018.

D’architectures N°268

Genre architecture

Parce que les étudiantes sont en France aujourd’hui majoritaires dans les écoles d’architecture, parce que la présence des femmes dans la profession augmente chaque année et que leurs réalisations – lorsqu’elles accèdent, trop rarement, à la commande – sont célébrées par la critique à égalité avec celles des hommes, on pourrait croire que la question du féminisme ne se pose plus dans le monde des architectes. Il subsiste pourtant encore beaucoup d’inégalités ; il n’est qu’à voir le peu de femmes présentes dans la tête du classement des agences d’architecture par chiffre d’affaires que nous publions ce mois-ci. Ne pas s’interroger sur le genre dans un monde aujourd’hui fortement traversé par cette question serait surtout se priver d’une dimension essentielle qui lie l’architecture à la société. 

D’architectures N°267

Éditorial / De l’îlot au code-barres

Depuis plusieurs décennies on assiste à l’inexorable déclin de l’intervention de la puissance publique sur l’espace urbain. Des pans entiers de nos villes sont insidieusement privatisés. La conception d’îlots et de quartiers, voire de gigantesques cités de loisir planifiées sur des terres agricoles, est désormais prise en charge par le secteur privé. Des grands groupes d’investisseurs et de promoteurs redessinent ces territoires selon leurs critères de rentabilité, les gèrent et les contrôlent selon leurs règles. Cette mutation pose de graves questions politiques, notamment sur la légitimité démocratique de telles décisions. Ces interrogations n’ont jamais véritablement fait débat et seule une minorité de professionnels – architectes, urbanistes, paysagistes – semblent s’en inquiéter.

D’architectures N°266

L’historien, autodidacte et les poètes
 

Lorsque l’on observe les forces et courants qui animent la conception architecturale actuelle, un consensus semble d’abord se manifester autour, non pas de ce qu’il faudrait faire, mais plutôt de ce qu’il ne faudrait pas faire : ne plus faire abstraction du passé. Mais lorsque l’on s’intéresse plus en profondeur à ces discours et que l’on s’attache aux mots qu’emploient les architectes pour parler de ce passé, qu’il soit physiquement présent ou qu’il ne survive que dans les livres, on assiste à une grande confusion : des concepts, apparemment proches mais plus ou moins bien maîtrisés, recouvrent bien souvent des idées très opposées. C’est incontestablement celui d’Histoire qui génère le plus de polysémie ou de contresens.

D’architectures N°265

Hélio(s)

C’est un ingénieur-constructeur que nous connaissons et admirons depuis des années sans jamais lui avoir consacré de pages, si ce n’est à travers l’œuvre d’architectes avec lesquels il entretient une créative complicité, une relation féconde dont ils témoignent tous unanimement. Il ne s’agit pas de Jean Prouvé mais de Hélio Olga, un ingénieur-constructeur brésilien de São Paulo. À rebours de l’exubérance d’un Calatrava, ce petit-fils de charpentier né en 1955 cultive un sens aigu de la frugalité, une apparente simplicité, fruit d’un long travail d’épure qu’exprime l’élégance de ses structures. Formé – comme il se doit au Brésil – au béton, il a pourtant choisi une autre voie et décidé de développer la construction en bois. 

D’architectures N°264

Au pays du camembert

Menacées par la privatisation de pans entiers de l’espace public, les grandes villes et les métropoles n’en ont pas moins acquis un indéniable savoir-faire en matière de fabrication urbaine et d’architecture. La raréfaction du foncier a au moins un avantage, elle permet encore à la puissance publique de contenir la violence des investisseurs et de la promotion privée, des acteurs dont l’objectif n’a – par essence – jamais été de travailler pour le bien commun. Sincères ou non, que ce soit sur le site des halles Pouchard sur le canal de l’Ourcq à Pantin ou pour « Faire Paris autrement » à Saint-Vincent-de-Paul les Grands Voisins et autres « Réinventer » d’Île-de-France, les promoteurs ambitieux se doivent désormais d’afficher d’avenants et vertueux visages : co-jardinage, co-working, co-partage, co-fooding, co-living, co-corico…

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