Revue de Presse

D’architectures N°277

La dimension cachée ?

Il arrive que les choses que nous croyons et ressentons comme relevant de l’essence même de notre nature d’être humain nous apparaissent soudain dans leur prosaïque réalité : des sensations, des comportements et des certitudes surtout déterminés par notre culture. On l’expérimente d’abord avec les tout petits enfants, pour lesquels l’apprentissage de chaque acte ne va jamais de soi. On l’éprouve ensuite dans le contact avec les autres cultures, comme l’anthropologie nous l’a montré depuis la découverte du Nouveau Monde jusqu’aux récits de Lévi-Strauss.

d'a Intérieurs n°263 - Juin 2018

Chaque mois de juin est l’occasion pour le magazine d’a d’explorer le large et riche champ de l’architecture d’intérieur. Vous découvrirez tout d’abord une sélection de mobilier pour le tertiaire, de showrooms et d’expositions design avant de revenir plus longuement sur l’un des grands rendez-vous du design : le salon de Milan d’avril dernier. Ce sont surtout vingt-deux réalisations d’intérieur de boutiques, hôtels et restaurants d’une part, d’espaces de travail d’autre part, que nous avons choisi de vous présenter et qui marquent le meilleur des livraisons de l’année écoulée. 

D’architectures N°261

Éditorial / Slow-tech
N’en déplaise aux amateurs de spectaculaire et aux démagogues des politiques urbaines, l’architecture
innovante n’a pas besoin de se parer de formes extravagantes ou de se planter mille arbres sur le crâne. Nous savons par ailleurs que le verdissement à tout prix, l’obsession de l’isolation thermique ou l’accoutrement technologique à outrance des bâtiments – chevaux de Troie d’une normalisation galopante – sont souvent les pires ennemis du développement durable : combien d’énergie grise gaspillée pour planter des navets sur les toits ?
Davantage de technologie ; sûrement, mais seulement si elle est utilisée pour en minimiser la dépendance. Pour le dire autrement : se jouer de la complexité pour tendre vers une plus grande simplicité. C’est sans doute à ce prix que le progrès peut redevenir une valeur positive. Nous voyons ainsi aujourd’hui des savoirfaire ancestraux – terre, bois ou pierre – optimisés grâce à une ingénierie de pointe.

D’A numéro 259

​Éditorial / Œcuménisme et soft power

Des pyramides au palais Bourbon en passant par le château de Versailles, l’architecture s’est toujours mise au service du pouvoir, qu’il soit d’ordre divin, démocratique ou despotique. Mais que sa nature soit tyrannique ou non, le pouvoir ne veut plus aujourd’hui se montrer coercitif ou arrogant. Au contraire,  il cherche désormais à renvoyer davantage une image d’humilité ou de bienveillance. La Culture est devenue ce moyen privilégié par lequel les États peuvent moins brutalement exercer leur hégémonie. Depuis 1990 (1), on parle de soft power pour qualifier ce jeu d’influence. Avec le Louvre du golfe Persique, la France et Abu Dhabi inaugurent un modèle de soft power partagé où chacun, malgré ses différences, devrait en principe y trouver son compte en matière de séduction géopolitique. Grâce au patrimoine et au savoir- faire muséologique qu’elle exporte, la première se donne une stratégie pour faire rayonner sa prestigieuse culture quand l’autre offre au monde l’image d’un libéralisme culturel qui tranche intentionnellement avec l’autoritarisme de sa gouvernance, comme avec le sectarisme de son grand voisin wahhabite.

Urbanisme n°416


Le nouveau numéro de la revue urbanisme 

Le dossier questionne les scénarios pour une ville bas-carbone et interroge les politiques mises en œuvre par les villes.
Si les villes concentrent les problèmes (67 % des émissions de GES proviennent des villes) elles ont aussi plus de marges de manœuvre que les États pour inventer des solutions. Elles peuvent agir simultanément sur les transports, le traitement des déchets, les bâtiments, les quartiers, sur leur propre territoire et même sur un territoire plus vaste.
Il est urgent d’inventer une autre urbanité plus sobre et résiliente.
 

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DETAIL numéro de juin 2020

Préfabrication modulaire

Detail est la première revue indépendante d'architecture allemande. Son point fort est constitué par la présentation particulièrement bien documentée de projets architecturaux exemplaires, analysés jusque dans leurs détails de construction-présentés avec le plus grand soin.
Elle est plus qu´une revue spécialisée. La même ambition de qualité anime tout ce que Detail propose en plus à ses lecteurs au-delà de son contenu de magazine d´architecture.
Detail choisit des réalisations récentes présentant de nouveaux partis pris architecturaux.

D’architectures n°279

Le confinement, ou le logement subi

On ne répétera jamais assez que si le logement est affaire d’architecture, il est surtout et d’abord tributaire de la manière de le produire. À l’échelle urbaine ou à celle de la cellule d’habitation, il est plus que jamais déterminé par un marché de plus en plus libéralisé tout en se concevant dans un cadre de plus en plus réglementé quant à sa forme et sa fabrication. S’il a toujours été un marqueur social, le XXe siècle a vu les inégalités dont il est le signe se résorber en partie. Mais le phénomène d’intensification de la métropolisation et la spéculation qu’elle génère ont entraîné ces dernières décennies un mouvement inverse. Le combat pour un logement décent accessible à tous est à nouveau plus nécessaire que jamais. C’est pourquoi nous consacrons le long dossier de ce numéro d’avril à ceux qui tentent de rompre la fatalité qu’imposent les modalités de fabrication conventionnelles du logement, modalités qui portent souvent en elles les germes de ces inégalités.

in interiors #10 : 5ème façade

TOIT, TOIT, MON TOIT…

Faire d’une contrainte une opportunité. C’est un peu toute l’histoire de la vie du toit, cet objet très identifié aux fonctionnalités restées trop longtemps délimitées et limitées. En mutant vers la bien nommée 5ème façade, cet espace s’est trouvé une occupation, une fonction et même une vocation. Tour à tour récréatif, productif, contemplatif, le toit se joue des adjectifs et des usages. Et déjoue tous les pronostics pour se muer en lieu de vie et se penser lien social.  

 

Récréatif. Adieu le toit aux tristes et grises connotations haussmanniennes, bienvenue au… rooftop, ce nouveau territoire d’expression artistique où se mêlent les gens, les couleurs et les usages. Rehaussée par un mobilier qui conjugue design et innovation, cette 5ème façade prend alors des allures de fête. 
 
Productif. Plus surprenant, le toit se pare de vertus nourricières. À l’échelle de l’agriculture urbaine qui fleurit littéralement sur les toits, recréant ainsi une biodiversité souvent oubliée, voire annihilée en ville. À l’échelle d’une entreprise également qui investit, sans complexe, cette 5ème façade pour en faire un lieu de réunion, mais aussi de travail et pourquoi pas d’inspiration, de créativité et de performance.  
 
Contemplatif. Jamais il ne faut délaisser la fonction contemplative et inspirationnelle des lieux. Prendre de la hauteur, quoi de plus naturel sur un toit. Cette nouvelle façon de prendre possession de la 5ème façade donne à la ville une autre perspective et aux immeubles une fonction différente ou plutôt une interaction nécessaire. Penser aux toits, c’est penser une ville qui reconquiert des espaces jadis inutiles, improductifs, stériles. Envahir les toits, c’est regreffer le bâti à la cité, les hommes à l’urbain, la vie à la ville.

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D’architectures N°278

Veut-on enterrer la réforme de l’enseignement de l’architecture ?

Le décalage entre l’importance qu’accordent les architectes au rôle de leur art dans la société et celle que celle-ci leur accorde leur a toujours paru incommensurable. Ce malentendu se manifeste dès l’enseignement de la discipline : un élève en école nationale supérieure d’architecture coûte par exemple beaucoup moins cher à l’État qu’un étudiant en sciences humaines (réputées mal dotées) à l’université. Dès 2012, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti avait pourtant lancé une ambitieuse consultation sur l’enseignement de l’architecture. Rendu en 2013, le rapport qui en était issu pointait la nécessité d’une réforme visant à aligner le système des études d’architecture sur celui de l’Enseignement supérieur, refondant la gouvernance des écoles en leur octroyant plus d’autonomie et plus de postes d’enseignants titulaires ou associés. 

NDA n°40

Nos modes de vie changent. Nous voyons les choses évoluer et disparaître certaines habitudes et certains métiers. A l'heure des oreillettes de traduction instantanée, la mobilité est de mise ainsi que la rapidité. Tout évolue à une vitesse vertigineuse. Toutefois, avec l'attitude environnementale devenue impérative, un retour aux sources s'impose. 

Dans ce monde plein de contradictions, où les frontières entre l'hôtellerie, le tertiaire, le retail, et voire même le résidentiel, disparaissent, il existe des points communs. Ce sont les mots d'ordre tels que confort, bien-être, mobilité, flexibilité, communication, échanges...

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